On va faire vite aujourd’hui.
On est assez pressé.
Et au surplus je t’en ai déjà parlé.
Il y a des jours moroses, des semaines parfois. Et puis des mois. Ca s’installe insidieusement. L’ambiance se dégrade rapidement, les cris plaintifs des victimes, les coups de pute des autres, souvent les mêmes. Des bêtes acculées A juste titre ou pas. Ca n’a pas d’importance de toute façon. Chacun pour sa peau. Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse. Alors, mon cul, oui. T’façon, des culs, t’en trouveras pas d’autres, les autres sont tous bien collés contre le mur. Ils ne sont pas très nombreux à savoir / vouloir se mettre à ta place. Parfois t’en trouves quand même.
Et puis, à bien y regarder, finalement, t’en prends qu’un tout petit peu de rien, tu devrais t’estimer heureux. Seulement, la dégradation de ton microcosme suffit à. Le triste constat des rapports humains qu’on voudrait utopiser ou simplement oublier mais qui te revient à la gueule dès que t’as le dos tourné. Alors, tu fais de ton mieux pour soulager, contenter tout le monde. Tu prends sur toi. Car tu es foncièrement un gentil. Oui un brave imbécile. L’erreur c’est que tu viens juste d’oublier ce qui est écrit au dessus. Et puis, les déceptions qui s’accumulent, les mauvaises et les très mauvaises nouvelles, les montées en pression diverses et variées tout azimut, au travail bien sûr, mais malheureusement souvent aussi à côté. D’abord écartelé, puis ficelé. L’usure, surtout : c’est la subséquente fatigue qui s’instaure qui est fatale. La fragilité qui en découle qui s’épanouit. Et puis ça gonfle. Et puis ça reste.
Et puis non, le sursaut. D’abord, par petites vagues successives qui viennent te lécher les pieds et finissent par t’emporter, t’arrachent à la déprime que tu ne mérites pas et surtout qu’Ils ne méritent pas (oui, en effet, agir non pour mais contre, c’est très, très con mais ça marche - au moins pour un temps - Et c’est ça le principal). Bref, le sourire revient et les crocs sortent sans trop de douleur. Oui, tu réalises, finalement, que quelque part tu faisais partie ou des victimes ou des acculés ou des deux. Le truc bien, c’est qu’à force de te protéger, tu en apprends à devenir prédateur. Et la vie devient tout à coup plus simple, plus limpide. Les portes s’ouvrent, surtout les ombres se méfient.
OK, pour combien de temps ? Bah, jusqu’à ce que tu oublies à nouveau ce qui est écrit plus haut.
Bref, tout ça pour dire que ce post est une grosse bouse bien fumante, mais, qu’aujourd’hui, je suis débout et, pour rester dans le wild mood swings, que des bonnes nouvelles à te proposer :
La première : Après l’Amour investit de nouveau le Reinitas, ce vendredi soir à 21 h (11, rue Montbrun, Paris 14, M° Alésia) … et … et, s’est créé un blog (si ! J’en reviens pas moi-même). T’en as rien à péter ? Pas grave. Tu passes ton chemin. Sinon, va y faire un tour, les écouter jouer au Reinitas, les voir sur leur site, pourquoi pas même les lire et les commenter sur leur blog ou, soyons fous, dans une folle farandole, tout ça à la fois (tu peux pas te perdre, t’as les liens juste à côté. ) (tu cliques et hop ! Elle n’est pas belle la vie, hein ?).
Et surtout, surtout, Raphael est né hier matin. Voilà.
Pas l’écoeurant de sirupeusité chanteur à la voix pré-pubère pour écervelées du même métal, nan, vraiment quelqu’un de bien. En tout cas, avec son hérédité directe, ça risque de.
Bienvenue à toi, en tout cas. On fera tout pour : les crocs restent de sortie.